Le stress correspond à un certain état mental et physique qui répond à des agressions extérieures, qu'elles soient d'ordre émotionnel, sensitif, psychique, alimentaire, etc. Le professeur Selye, le plus grand spécialiste mondial du stress, en donne cette définition : " C'est un état se traduisant par un syndrome spécifique qui consiste en un ensemble de changements de nature diverse avec des modifications biologiques."
Que se passe-t-il donc dans l'organisme lors d'une situation de stress ?
Prenons l'exemple d'une agression ponctuelle. Dans une première phase, la respiration devient plus rapide, la tension monte, la fréquence cardiaque augmente, le visage devient pâle et les muscles tendus : ces réactions sont brutales et induites par l'hypotalamus qui envoie un message aux glandes qui sécrètent l'adrénaline (les médullosurrénales), l'hormone responsable de tous ces changements. L'adrénaline provoque aussi une augmentation du taux de sucre dans le sang qui, avec l'augmentation de la tension, permet un accroissement du métabolisme pour faire face à cette situation de stress. De plus, il y a une augmentation de l'insuline en rapport avec le taux de sucre dans le sang.
Dans une deuxième phase, ces symptômes disparaissent, marquant la fin du stress. Enfin, dans une troisième phase, il peut y avoir une hypoglycémie consécutive à la décharge d'insuline, avec tout le cortège des symptômes de l'hypoglycémie : épuisement, dépression, insomnie, anxiété, irritabilité, vertiges, sensation de perdre connaissance, transpiration, tremblements, tachycardie, courbatures, pertes d’appétit, difficultés de concentration, etc.
Les premières réactions de l'organisme, susmentionnées, sont bénéfiques puisqu'elles mobilisent rapidement toutes nos ressources pour faire face à une agression. Les problèmes apparaissent quand ces situations de stress se répètent trop souvent, comme c'est le cas dans la vie moderne où les stimuli extérieurs sont nombreux. Notons, toutefois, que les individus ne réagissent pas tous de la même façon au stress et qu'il y a de grandes différences d'une personne à l'autre.
Les conséquences d'une situation de stress répétée sont donc d'abord apparentées aux symptômes de l'hypoglycémie. D'autre part, ce stress participe à l'épuisement des glandes surrénales et, par la sécrétion accrue d'adrénaline, hormone qui diminue l'immunité, à l'affaiblissement du système immunitaire. Les conséquences du stress, outre celles de l'hypoglycémie, seront : sensibilité accrue aux infections, douleurs du dos (en raison de la tension musculaire), douleurs prémentstruelles (par la perturbation de la sécrétion d'hormone sexuelle), problèmes de colite, d'allergies (les crises d'asthme sont souvent liées à des situations de stress), insomnie, consommation excessive de produits nocifs (alcool, tabac, tranquillisants), certains terrains cancéreux.
Comment lutter contre le stress et ses conséquences
On ne peut malheureusement pas supprimer les causes externes des agressions qui nous stressent. Outre les conseils nutritionnels que nous allons vous donner, il y a de nombreuses méthodes pour lutter contre le stress qui sont complémentaires (relaxation, yoga, bonne respiration, exercice physique, sommeil suffisant, etc.). Du point de vue nutritionnel, il faut :
éviter les produits excitants contenant la caféine (café, thé, chocolat, coca-cola) car ils contribuent à augmenter l'anxiété, diminuent l'assimilation de la vitamine C et troublent l'absorption digestive ;
éviter les sucres d'assimilation rapide (glucose, saccharose, lactose, maltose, fructose), trouvables dans les fruits, le laits et ses dérivés, le sucre industriel et ses dérivés (les sucres raffinés), qui favorisent l'hypoglycémie et épuisent les glandes surrénales ;
éviter l'excès de sel qui contribue à l'hypertension.
Nutriments importants
Vitamine C, car les réactions au stress en consomment et qu'elle favorise la production hormonale, notamment l'adrénaline.
Potassium, dont la diminution favorise l'hypoglycémie. Prendre des aliments qui en contiennent : banane, avocat.
Vitamine B5 (acide pantothénique), qui est nécessaire à la synthèse de l'adrénaline.
Zinc, dont le taux est très abaissé en cas de stress important.
Chrome, pour ses vertus dans tout ce qui est lié au taux de sucre sanguin.
Autres nutriments utiles : vitamines du groupe B, sélénium, calcium.
Dans les pays ayant une alimentation de type occidental, les problèmes de poids sont liés à des excès. La recherche du poids idéal tient autant à des raisons esthétiques qu'à la nécessité d'une bonne santé car un poids trop important est souvent lié à d'autres problèmes, cardio-vasculaires, ou diabète notamment.
Il existe de nombreux régimes amaigrissants qui peuvent être pratiqués avec plus ou moins de succès. Citons par exemple : le régime Atkins, riche en protéines, moyen en lipides et pauvre en hydrates de carbone ; le régime dissocié (dissociation entre les graisses et les hydrates de carbone) ; le régime des Weight Watchers fondé sur une certaine proportion de protides, lipides, glucides et les thérapies de groupe ; etc.
En fait, on remarque qu'aucun de ces régimes n'est parfait : le régime atkins, très riche en protéines, devient vite monotone, tout particulièrement après qu'une perte de poids se soit opérée ; les mesures de poids et la surveillance des portions de nourriture dans le régime Weight Watchers devient une tâche fastidieuse et difficile à accomplir quotidiennement. Seule la compréhension des mécanismes qui font gagner du poids permet à l'individu lui-même d'équilibrer sa nourriture en fonction de son mode de vie.
Comment le corps accumule du poids
D'une façon générale, le corps accumule du poids lorsque la quantité d'aliments ingérée dépasse les besoins. Quand la nourriture est riche en sucres d'assimilation rapide, il y a hyperglycémie d'où sécrétion d’insuline pour métaboliser le sucre. L'excès de sucre est stocké dans le foie et les muscles sous forme de glycogène. Souvent, les possibilités de stockage sont dépassées et dans ce cas, le sucre est associé aux acides gras et transformé en graisse qui va se déposer dans les cellules graisseuses.
Depuis des années, tous les nutritionnistes ont remarqué que ces hydrates de carbone sont l'une des causes principales de l'accumulation de poids. Par contre, s'il y a manque de sucre, ce sont les graisses qui vont se transformer en énergie. Du point de vue biochimique, une molécule de graisse ne peut être fabriquée qu'à partir d'une association de lipides et de glucides (d'où l'idée des régimes dissociés, ou du régime Atkins qui en supprimant les sucres, empêche la synthèse des graisses).
En fait, il faut faire intervenir un autre facteur pour expliquer les problèmes de poids : ce sont les individualités physiologiques. Elles ont été classées en trois types :
le type A. C'est l'individu capable de manger de grandes quantités de nourriture et de les transformer entièrement en énergie (système glandulaire hyperactif );
le type B, C'est l'individu qui consomme de très légères quantités de nourriture et qui va grossir. Le problème est lié à un système glandulaire hypoactif (hypothyroïdie) ;
le type C. Il s'agit d'un individu qui a un intestin plus long que la normale et qui, pour une quantité égale d'aliment, en assimile plus.
Tous ces types se combinent ensemble. Il existe encore d'autres facteurs physiques de prise de poids comme la constipation chronique (qui amène une assimilation plus importante des aliments). Notons, enfin, que l'appétit est déclenché, soit par une hypoglycémie, soit par une baisse des micronutriments nécessaires aux tissus.
Des nutriments pour lutter contre l'excès de poids
Nous n'allons pas ici présenter un nouveau régime qui dépasserait le cadre de cet article, car il faut tenir compte de tous les paramètres énoncés plus haut. Notons simplement qu'il est toujours bénéfique de faire de l'exercice physique pour perdre du poids et que, d'un point de vue nutritionnel, il faut en général éviter les sucres d'assimilation rapide, essayer d'apporter suffisamment de graisses polyinsaturées ainsi que des protéines.
Par contre, voici quelques suppléments qui peuvent vous aider :
La vitamine B11 ou carnitine brûle les graisses et diminue la sensation de faiblesse qui pousse à manger;
L'iode, oligoélément qui intervient dans la synthèse des hormones thyroïdiennes qui règlent le métabolisme et brûlent les graisses.
Phénylalanine et tyrosine, deux acides aminés qui déclenchent la sécrétion réflexe d'une substance appelée cholecystokinine diminuant la sensation d'appétit.
Tryptophane, un acide aminé qui diminue l'envie de manger du sucre (en déclenchant la sécrétion de sérotonine).
Chrome et FTG(Facteur de Tolérance au Glucose), en régularisant le taux de glycémie, font baisser l'envie de manger du sucre.
Fibres, réduisent la sensation de faim en gonflant dans l'estomac, ainsi que l'assimilation des sucres et des calories.
Plusieurs analyses peuvent apporter une aide utile dans les problèmes de prise de poids :
L'analyse nutritionnelle informatisée permet de savoir exactement, selon le régime alimentaire de chacun, les excès ou carences en vitamines, oligo-éléments, acides aminés essentiels, acides gras essentiels et les proportions de lipides, glucides et protides. Elle est très utile pour restructurer son alimentation ;
Le dosage des oligoéléments par l'analyse des cheveux, permet de déceler des carences éventuelles en oligoéléments essentiels au métabolisme du sucre et donc de les corriger ;
Le test séro-immunologique d'allergie alimentaire permet de déceler les aliments auxquels on est allergique : ce sont souvent les aliments dont nous raffolons, que nous consommons régulièrement et qui peuvent entraîner une rétention d'eau dans les tissus ainsi que la sensation d'être gonflé ou ballonné.
La nutrition joue un rôle beaucoup plus important qu'on ne le croit généralement dans la sexualité. La sexualité est l'aboutissement d'un métabolisme complexe et les nutriments sont essentiels à son fonctionnement. On s'est d'ailleurs aperçu que des problèmes sexuels tels que certaines impuissances masculines, auxquels on attribuait une origine psychique, étaient en fait dus à des troubles hormonaux et pouvaient être corrigés par la prise de nutriments adéquats.
C'est ainsi que bien des difficultés sexuelles qui gâchent la vie de nombre d'individus ou de couples pourraient être résolues en adoptant une bonne nutrition et certains suppléments. Avant tout, il faut se rappeler que la vitalité sexuelle est généralement le reflet de la vitalité tout court. Une nutrition équilibrée, sans carence majeure, est le meilleur garant de la vigueur sexuelle.
Voyons maintenant quelques-uns des nutriments qui peuvent vous aider à assumer pleinement une sexualité épanouie:
Les nutriments antioxydants tels que les vitamines A, E, C, le zinc, le sélénium, la cystéine. Ils agissent sur un plan général en freinant l'oxydation des radicaux libres et en luttant contre le processus de vieillissement. La baisse, due à l'âge, des taux hormonaux et des neuromédiateurs cérébraux qui diminuent la vitalité sexuelle peut ainsi être ralentie. Le maintien d'une sexualité active à un âge avancé s'inscrit ici dans l'acquisition d'une vieillesse heureuse et entièrement vécue. On sait que les personnes qui vivent le plus longtemps sans souffrir de maladie gardent généralement une sexualité active jusqu'à un âge très avancé.
Le zinc, outre ses propriétés antioxydantes, joue un rôle très important dans la sexualité, surtout masculine. Il est essentiel au métabolisme de la testostérone, hormone sexuelle masculine, il intervient dans la formation du sperme et il est impliqué dans le fonctionnement de la prostate. Le docteur Carl C. Pfeiffer du Brain Bro Center de Princeton a ainsi mis en évidence que des carences en zinc sont associées à une baisse de la production des spermatozoïdes, de la maturation sexuelle chez les jeunes adultes et à une augmentation des problèmes de prostate.
D'autres expérimentations ont montré une amélioration spectaculaire des performances sexuelles chez des personnes prenant des suppléments de zinc. On sait, en outre, que le mode de vie moderne favorise les carences en zinc, car il est diminué par le tabac (qui comporte un métal toxique, le cadmium, interférant avec le zinc), l'alcool, les infections et de nombreux médicaments. La supplémentation en zinc apparaît donc comme la première à essayer en cas de problèmes sexuels.
La phénylalanine et la vitamine B6. La phénylalanine est un antidépresseur et la perte de l'intérêt sexuel est un des premiers symptômes de la dépression. Avec la vitamine B6, elle permet la synthèse de la dopamine, une hormone qui s'oppose à la sécrétion de prolactine, une autre hormone qui, elle, est incriminée dans de nombreux cas d'impuissances masculines.
La vitamine B3 favorise la libération de l'histamine, une substance libérée au moment de l'éjaculation chez l'homme et de l'orgasme chez la femme.
Les nutriments qui favorisent le fonctionnement de la glande thyroïdienne, vitale pour la sexualité : une hypothyroïdie, conséquence de carences alimentaires, abaisse la libido et produit une fatigue chronique. Ces nutriments sont : iode, vitamine B1 et cuivre.
Les nutriments qui luttent contre le diabète ou l'hypoglycémie, cause importante de problèmes sexuels, notamment le chrome pour son rôle dans le facteur de tolérance au glucose (FTG). Enfin, quelques autres nutriments ont prouvé leur efficacité dans le développement de la vitalité sexuelle : vitamine F, B15, octacosanol, ginseng.
Le cancer de l'ovaire occupe, comme fréquence,
la cinquième place derrière le mammaire,
le pulmonaire, celui du colon, et l'utérin.
Certaines femmes présentent un risque plus
important à développer ce type de cancer. Il
s'agit principalement de celles ayant déjà été
victimes d'un cancer mammaire, et celles qui
possèdent des antécédents familiaux du cancer
ovarien.
Il est initialement asymptomatique (en stade
précoce). Plus tard, il y a apparition de signes
non-spécifiques: troubles abdominaux, flatulence,
sensation de ballonnement, troubles pelviens.
Dans cette situation, tout comme lorsqu'il s'agit
d'un cancer mammaire, on recommande des antioxydants,
des immunostimulateurs, plantes hépato-protéctrices,
des psychotoniques, et un traitement symptomatique
en fonction de la symptomatologie de la patiente.
De même que pour tout type de cancer, il faut
adopter un régime adapté, en évitant les
substances ou aliments et modes de préparation
contre-indiqués, voire cancérigènes, et préférer
plutôt un régime détoxifiant, sain:
> Renoncer à: la cigarette, l'alcool, la caféine,
le sucre, le sel, la farine blanche et tout aliment
raffiné, ou ayant dans sa composition des additifs
connus par leur pouvoir cancérigène;
> Utiliser: le jeûne avec jus de fruits, aliments
naturels sans conservants chimiques, beaucoup
d'eau, et le moins de viande possible (sans
l'exclure totalement).
La diète recommandée par la nutrithérapie,
diétothérapie et aussi la médecine orthomoléculaire,
se base sur la consommation de fruits et légumes
frais, de céréales, et de poisson.
L'importance de la nutrition dans les performances sportives n'est plus à démontrer. Tous les sportifs de haut niveau ont leur nutritionniste et leur régime approprié, et l'utilisation des suppléments est largement répandue dans les milieux sportifs, ce qui est justifié car l'effort musculaire des sportifs consomme énormément de nutriments essentiels.
Régime et supplémentation en nutriments chez les sportifs visent plusieurs objectifs :
* L'amélioration de l'endurance * L'accroissement de la force musculaire et de la souplesse * La compensation des pertes occasionnées par la transpiration et par un métabolisme accéléré.
Ces objectifs varient selon les types de sport (endurance pour un marathonien, souplesse pour un gymnaste, etc.) et il peut s'adjoindre d'autres nécessités (résistance au froid pour les sports de montagne), voici les principaux nutriments associés à l'effort musculaire à partir desquels vous pouvez élaborer votre supplémentation.
La vitamine B15 (ou acide pangamique) augmente le transport de l'oxygène dans le sang et la perméabilité de la membrane cellulaire à l'oxygène. Ce rôle d'oxygénation est fondamental car l'oxygène est indispensable à la conversion du glucose en énergie : un manque d'oxygène entraîne une accumulation d'acide lactique et provoque des crampes! des courbatures et raideurs musculaires...
La vitamine B15 est largement utilisée par les sportifs et particulièrement recommandée dans les sports d'endurance avec effort musculaire soutenu (un exemple typique serait celui des marathoniens dont on a constaté une nette amélioration des performances après 15 jours de supplémentation en B15). Elle permet, entre autres, d'épargner le glycogène qui est la réserve de glucose de l'organisme, toujours limitée .
L'octacosanol a des propriétés énergétiques et augmente la vitalité et l'endurance.
Vitamine B11 (Qarnitine) : Elle aide à brûler les graisses et à produire de l'énergie. On s'est aperçu qu'une carence en carnitine est liée à des maladies dégénératives du muscle et à une faiblesse musculaire. La B11, essentielle au bon fonctionnement musculaire, a besoin de la présence de vitamine B5.
Vitamine C : Elle augmente le métabolisme permettant la production d'énergie et diminue l'effet de l'accumulation des toxines et d'acide lactique. Elle permet aussi de mieux supporter le froid.
Autres vitamines du groupe B, notamment vitamines B1 et B5 leur consommation augmente pendant un effort important et prolongé. La vitamine B6 participe à la transmission de l'influx nerveux et augmente le temps de contraction musculaire.
Arginine et ornithine (acides aminés) favorisent la synthèse musculaire par le biais de l'hormone de croissance. Ils permettent donc d'éliminer les graisses et d'augmenter la croissance des muscles.
Certains minéreaux tels que calcium, magnésium, potassium, zinc sont aussi impliqués dans l'activité musculaire.
Des enzymes digestives comme la papaïne et la bromélaïne aident à renouveler les protéines, Elles ont ainsi une action sur les problémes inflammatoires et d’oedèmes musculaires.
Enfin la vitamine E et le sélénium n'ont pas d'action directe au niveau musculaire mais participent à la destruction des radicaux libres produits par l'effort musculaire et l'oxygénation importante des tissus. Ils ralentissent le processus de vieillissement induit par l'activité musculaire intense.
Nombreux sont ceux qui ont une activité sportive réduite au cours de l'année et qui se rattrapent pendant leurs vacances.
Quelques conseils nutritionnels peuvent aider à ce passage de l'état sédentaire à celui de vacancier sportif (ils n'excluent pas de faire un peu d'exercice le matin dans les semaines précédentes).
A prendre un mois avant de partir : enzymes digestives (pour favoriser l'élimination des graisses). acides aminés tels qu'arginine et Ornithine (pour favoriser la synthèse musculaire).
Vitamine A (pour assouplir muscles et ligaments), vitamines du groupe B, magnésium, vitamines B15 et octacosanol.
Le cerveau est l'un des organes qui demandent le plus d'énergie, d'oxygène et de nutriments par rapport à sa taille et à son poids. Il utilise presque 25% de l'oxygène apporté à l'organisme, alors que son poids ne dépasse pas 1,2kg, soit 2% du poids total du corps. Il est aussi un grand consommateur d'énergie (glucose), ce qui explique pourquoi le travail intellectuel est souvent accompagné de prise d'aliments sucrés et même au tabac. En effet, ce dernier augmente la glycémie et stimule de ce fait l'éveil de la concentration, par contre l'oxygénation du sang est diminuée par le tabac, il s'agirait plutôt d'un apport ambivalent en ce qui concerne les capacités cérébrales, notamment la mémoire (voir Le tabac et ses effets).
Du point de vue biochimique, le travail itellectuel nécessite l'intervention de nombreux neurotransmetteurs ainsi que des réactions peu connues. Certains mécanismes, en particulier ceux de la mémoire, peuvent être améliorés par certains aliments qui agissent au niveau cérebral. Des neurotransmetteurs tels que l'acétylcholine, la dopamine et la vasopressine sont impliqués dans le mécanisme de la mémoire. Les nutriments dont il s'agit, sont ceux qui interviennent dans le métabolisme de ces neurotransmetteurs et favorisent l'oxygénation du cerveau:
- Vitamine B15: Facilite le transport d'oxygène et son passage à l'interieur des cellules; - Choline: elle est le precurseur du neurotransmetteur acétylcholine, essentiel pour la mémoire ainsi qu'à la transmission nerveuse. La choline suscite un grand intérêt chez les chercheurs scientifiques, notamment par son action sur la mémoire. En effet, des études menées au NIMH ont montré que la choline peut améliorer significativement la mémoire. La meilleure source de la choline est, la lécithine. - Acide glutamique (un aminoacide): c'est un des principaux nutriments du cerveau. Il élimine l'excès d'ammoniaque issu du métabolisme cérébral, en le transformant en glutamine, elle même transformée en acide glutamique. - Vitamines du complexe B: leur influence au niveau de la mémoire est bien connue, plus particulièrement la vitamine B3 (utilisée en psychiatrie), la vitamine B6 (c'est grâce à elle que l'on se rappelle de ses rêves), la vitamine B12 dont le manque entraîne des troubles de la mémoire et de la concentration. - Le zinc: Nécessaire pour la synthèse de plusieurs neurotransmetteurs cérébraux. - Phosphore: il entre dans la composition de l'ATP, l'unité d'énergie utilisée par l'organisme, si nécessaire aussi pour la transmission nerveuse, et donc pour le fonctionnement cérébral.
En cas de travail intellectuel intense, il conviendrait d'augmenter l'apport de ces substances dans sa nutrition, en consommant: du poisson, des oeufs et des céréales complètes dont le soja.
Les problèmes de mémoire peuvent être un symptôme d'intoxication chronique aux métaux toxiques, ainsi la personne touchée peut avoir des incidents embarassants dus à un oubli, oublier le nom d'un objet familier, des difficultés à se rappeler le nom de personnes rencontrées récemment, etc. Si l'on souppçonne une intoxication aux métaux toxiques, il conviendrait de faire des analyses de cheveux qui permettent le dosage de ces métaux, ainsi que celui des minéraux et oligoéléments.
A prendre avant l'effort intellectuel: Lécithine Acide glutamique (2 ampoules/j) Vitamine B15 (2 x 50mg/j) Complexe B Zinc (10mg/j) Phosphore
Les effets néfastes du tabac sont aujourd'hui
chose connue de tout le monde. Les mécanismes
résponsables de ces effets sont, par contre,
mal connus du grand public.
En effet, la cigarette cache de nombreuses
substances toxiques, la plupart étant peu
connues, du moins du public consommateur, qui
souvent évoque goudron et nicotine, alors qu'en
fait le tabac renfèrme plus de 40 substances
cancérigènes.
Il s'agit plus concrètement, de composés
résultant de la combustion, au nombre de 4000
jusqu'à présent, dont 40 ont été classés comme
étant cancérigènes: gases toxiques (monoxyde
de carbone, oxyde d'azote, acide cyanhydrique,
ammoniaque), toute une série de métaux lourds
(cadmium, mercure, plomb, crome, etc.), et j'en
passe.
Le diamètre extrèmement petit des particules
de fumée (entre 0,1 et 1 micron), leur permet
de pénétrer facilement les alveoles pulmonaires.
La nicotine agit de plusieurs façons. Elle
favorise la production de l'acétaldéhyde,
substance qui intervient dans le processus de
vieillissement. Elle provoque également une
vasoconstriction, et donc entraîne aussi une
hypertension artérielle, ce qui explique
l'hypertension des fumeurs.
L'alimentation, une fois encore, peut aider à
freiner ces réactions destructrices du tabac:
> Vitamine B1, C et cyctéine (un aminoacide),
aident à freiner le processus de vieillissement dû
à l'effet de la nicotine;
> La vitamine B3, est le nutriment qui permet de
contrecarrer l'effet hypertensif de la nicotine, l'acide nicotinique comme est d'ailleurs appellée,
à juste titre la vitamine B3, a un effet vasodilatateur;
> La vitamine C, protège l'organisme contre les
métaux toxiques absorbés dans la fumée de
cigarette: l'arsenic, le plomb et le cadmium par
exmple, inhibent entre autres, certaines réactions
enzymatiques et diminuent l'assimilation des
oligoéléments. De même que pour les nitrites
contenues dans la fumée: elles se transforment
dans l'estomac en substances cancérigènes, les nitrosamines; la vitamine C inhibe la formation
de ces dernières;
> La vitamine B15, permet de contrecarrer l'effet
du monoxyde de carbone, qui réduit la capacité
de l'organisme à transporter l'oxygène.
La vitamine B15 a la propriété d'augmenter le
transport d'oxygène.
Bien sûr, il serait utopique de penser que la seule
consommation des nutriments sus-cités annule
toute la panoplie d'effets néfastes du tabac!
non, il reste un des facteurs responsables de
l'affaiblissement général de l'organisme (en freinant
l'assimilation de plusieurs nutriments), et un
agent cancérigène certain!.
Cependant, si l'on n'arrive pas à se passer de
cigarette, il serait judicieux d'augmenter l'apport
en:
> Vitamine C (une seule cigarette consomme
aproximativement 25 mg de vit.C, soit 500mg pour 20
cigarettes);
> Antioxydants (vitamines A, E, sélénium);
> Vitamines B1, B3, B15 et cystéine.
Arrêt de tabac et sevrage
En réalité, il n'existe pas ou pas encore de régime
miracle qui supprimerait les réactions souvent
violentes (mais passagères) de l'organisme dûes à
l'arrêt de tabac, et le sevrage est plus ou moins
inévitable. Néanmoins, quelques nutriments peuvent
aider à sortir plus rapidement de ces états:
> La coline et la vitamine B3, utilisées par le cerveau
pour fabriquer l'acétylcholine, un neuromédiateur
dont la sécrétion est stimulée par la nicotine, ce qui
provoque un manque lorsqu'on arrête de fumer.
Un apport supplémentaire de coline et de vit.B3
permettent de compenser ce manque;
> Vitamine B6 et magnésium: aident à calmer le
système nerveux;
> Le tryptophane: pour les difficultés d'endormissement;
> Phénylalanine: il y a souvent tendance à grossir,
dûe à l'envie de manger davantage, ou à grignoter
continuellement, notamment par la consommation
de sucreries quand on arrête de fumer.
La phénylalanine permet de réguler son appétit.
L'acné est une maladie du follicule pilo-sébacé, très fréquente dans la période de puberté, et également chez les jeunes adultes, se caractérisant par des éruptions cutanées touchant généralement le visage mais aussi, après la puberté, la nuque et les épaules. Cette "affinité" pour le visage, le cou et le thorax, s'explique par la répartition des glandes sébacées au niveau de ces zones du corps.
Physiologie
Elle s'explique par une rétention de sébum à l'intérieur du follicule. Cette rétention est due à la fermeture du canal pileux autour d'un poil atrophique. Il y a apparition de points noirs portant le nom de "comédons" et des points blancs qu'on appelle "les micro-kystes", puis, plus tard, ces points vont donner en présence des bactéries de la peau, des papules rouges inflammées et sensibles au toucher, et des pustules.
La sécrétion de sébum est stimulée par la testostérone (chez l'homme et en moindre mesure chez la femme), ainsi que la progestérone. L'excès de cette sécrétion (ou séborrhée), dilate les pores de la peau qui seront le siège de prolifération des bactéries présentes en permanence sur la surface de la peau.
Traitement
Classiquement, on traite l'acné pendant plusieurs semaines par administration d'un antibiotique (la tétracycline), une créme à la vitamine A acide (l'acide rétinoïque), et du benzoyl peroxyde en gel. Pour les acnés étendues du cou et du thorax, c'est généralement la tétracycline et pendant plusieurs mois! malheureusement, une administration répétée de cette substance donne rapidement une résistance des bactéries à cet antibiotique, ceci sans parler des risques d'allergie et autres effets indésirables.
Nutrithérapie et acné
Les conseilles de la nutrithérapie et de la médecine orthomoléculaire:
> Aliments à réduire : Graisses animales (viandes et produits laitiers), car elles favorisent la sécrétion de sébum, ainsi que celle des prostaglandines E2 (dérivées d'acide arachidonique, un acide gras endogène) qui ont des effets inflammatoires et algogènes (douloureux);
> Préférer la consommation de graisses polyinsaturées (huiles végétales,...);
> Préférer du lait écrémé plutôt que du lait entier car ce dernier favoriserait l'acné;
> Aliments à proscrire : Thé, café, et épices (ils dilatent les vaisseaux du visage), sel, chocolat, et sucres en général, crustacés;
> Aliments à consommer :
Vitamine A (appelée aussi vitamine de la peau), qu'il faudra prendre naturelle ou à fortes doses et sous contrôle médical;
Du zinc, en doses de plusieurs mg parce qu'il intervient dans le métabolisme de la vitamine A;
Vitamine E, en usage interne et externe;
Acide gammalinolénique (acide gras essentiel de type oméga-6) que l'on trouve dans l'huile d'onagre surtout, dans l'huile de bourrache, l'huile de graines de chanvre, dans les abats en petite quantité et rarement dans le reste des aliments. L'AGL, favorise la sécrétion de prostaglandines E1, anti-inflammatoires, qui aident à diminuer les risques d'inflammation au niveau des papules et des pustules d'acné.
Facteurs susceptibles de déclancher une crise d'acné, trucs à faire, et ceux ne pas faire
le soleil : les poussées d'acné sont favorisées par le soleil la chaleur, chose constaté en particulier dans les zones tropicales;
l'alimentation : voir en haut les aliments à réduire ou à proscrire;
les facteurs psychologiques : psychoaffectifs (les conflits par exemple), stress, etc;
certains médicaments : de nombreux médicaments peuvent déclancher ou aggraver une poussée d'acné. C'est souvent le cas lorsqu'il n'y a pas de terrain prédisposé ou devant la poussée rapide d'une acné préexistante. Parmi les médicaments en cause il y a : Les corticoïdes, la quinine, les barbituriques, la vitamine D, la vitamine B12, le lithium, etc;
Présence d'une infection : causée par des bactéries (staphylocoque doré surtout), et qui pourrait produire une surinfection de l'acné.
> Trucs à ne pas faire:
Se tripoter les boutons (mieux vaut s'attacher les mains derrière le dos) ;
Utiliser un gant de toilette;
Manger des sucreries;
Sécher sa peau, par l'utilisation de différentes substances (alcool, talc ou autre chose);
Trucs à faire:
Pas de frange pour les cheveux (la coiffure);
Changer régulièrement de taie d'oreiller;
Prendre suffisement de vitamine A acide;
Utiliser des produits de soin pour la peau (créme de nuit à base de vitamine E par exemple).
La médecine alternative peut prévenir les crises d'herpès ou en réduire la durée, bien entendu, naturellement, notamment par le biais de la nutrition.
Il s'agit de lysine (amino-acide essentiel) et d'arginie (amino-acide non essentiel, synthétisable par l'organisme). Des expériences cliniques ont démontré que le virus herpétique se développe bien en présence d'arginine, contrairement à un milieu de culture contenant de la lysine, où sa croissance est inhibée.
Par ailleurs, d'autres expériences menées par le docteur Kagan de l'UCLA Medical Center (Lysine therapy for herpes simplex), ont montré que des doses même faibles de lysine de 300 à 1200 mg, administrées chaque jour en supplément, permettent de prévenir l'apparition des crises et réduisent considérablement leur durée. Mais quand il s'agissait d'arginine, il suffisait de consommer quelques noix (pouvant contenir jusqu'à 8 fois plus d'arginine que de lysine), par des personnes particulièrement sensibles à cet amino-acide, pour que la crise s'installe. D'où la nécessité, pour les personnes qui consomment beaucoup d'aliments riches en arginine (noix, chocolat), d'augmenter leur apport en lysine afin de contrôler leurs crises (ou bien, proscrire les aliments riches en arginine).
Stoper une crise d'herpès déja déclanchée
- Nutriments à consommer: vitamine C (2g par jour) et bioflavonoïdes (1g par jour), pour renforcer les déffences de l'organisme; suppléments de lysine (1,5g à 3g p divisés en 3 prises par jour), pour stoper les crises.
- A proscrire: aliments riches en arginine et qui provoquent une carence en lysine (noisette, cacahuète, noix, amande, chocolat, beurre de cacahuète, graine de sésame, noix de coco, pistache, riz brun, pain complet, etc.).
Eventuellement, augmenter parallèlement sa consommation de lysine, par apport alimentaire ou de suppléments, pour compenser la carence. Les aliments riches en lysine sont (liste non exhaustive): poisson, poulet, boeuf, lait, mouton, fromage, haricot, levure, soja, etc.
Prévenir les crises d'herpès
- Prendre régulièrement des suppléments de lysine (500 mg par jour).
- Surveiller son alimentation, en favorisant la consommation des aliments riches en lysine au détriment de ceux riches en arginine.
La nourriture n'est pas seulement un combustible pour notre organisme, elle génère la substance même de notre corps. Ainsi, cellules, enzymes et hormones sont fabriquées à partir de molécules provenant de la nourriture. Mais pour devenir partie de notre organisme, la nourriture doit d'abord subir une série de transformations, notamment des réactions chimiques lui permettant dans un premier temps de se fragmenter en petits éléments de base (les nutriments) et de s'assimiler: c'est l'étape de digestion; puis dans un second temps, une nouvelle transformation, cette fois-ci des nutriments entre eux, pour former de nouvelles molécules dont l'organsime a besoin, et éliminer ce dont il n'a plus besoin.
Ces éléments de base, les nutriments, sont: les glucides, les lipides, les protides, les vitamines, les minéraux et les oligoéléments; sans oublier les deux autres éléments, ne représentant pas en soi, des nutriments, mais qui sont aussi importants que les précédents pour le processus de la digestion: l'eau et les fibres. Ces nutriments sont extrêmement liés entre eux à l'interieur de l'organisme, et cette liaison est essentielle pour l'équilibre biochimique. Ainsi, les nombreuses réactions métaboliques qui ont lieu dans notre organisme, nécessitent un apport équilibré de ses nutriments,qui doivent être fournis au moment voulu et en quantité optimale pour le bon fonctionnement de notre organisme et pour une santé meilleure. Bien entendu, la quantité optimum requise pour chaque nutriment diffère d'un individu à l'autre, et dépend de plusieurs facteurs: génétiques, environnement et conditions de vie (style de vie, effort physique et intellectuel, stress, maladie, grossesse, etc.).
Les enzymes digestives
La digestion commence dès que les aliments entrent dans la bouche. D'abord il y a l'action de la salive sécrétée par les glandes salivaires, après il y a le passage par l'oesophage, l'estomac, l'intestin grêle puis le gros intestin. Les autres organes au rôle essentiel dans la digestion sont: le foie qui, entre autres, sécrète la bile stockée dans la vésicule biliaire; le pancréas, qui sécrète des enzymes digestives contenues dans le suc pancréatique.
Mais les viscères (organes) ne sont pas les seuls facteurs déterminants dans la digestion, il y a aussi, les enzymes. Ce sont des substances synthétisées constamment dans l'organisme, à partir des éléments de base (les nutriments): acides aminés, vitamines et minéraux. Ce sont les enzymes qui provoquent ou accélèrent les réactions biochimiques, participant ainsi au fonctionnement de tous nos organes et tissus, où il existe une intense activité biochimique. Ceci étant, l'action métabolique des enzymes. D'autre part, les enzymes peuvent avoir aussi une action directe spécifique sur la digestion, notamment lors de la fragmentation de la nourriture, en la transformant en nutriments de base. Cette catégorie d'enzymes est appelée, enzymes digestives, qui peuvent être classifiés en fonction de leur tâche en: protéases, qui digèrent les protéines; amylases, qui digèrent les hydrates de carbone (les sucres); lipases, qui digèrent les lipides. Ces enzymes sont synthétisées au niveau de différents organes, et agissent à tous les niveaux de digestion. Ainsi, nos aliments après ingestion sont attaqués successivement par toute une série d'enzymes: ptyaline, présente dans la salive et produite par les glandes salivaires, la pepsine, présente dans le suc gastrique et produite par l'estomac; la tripsine, l'amylase et la lipase pancréatiques, présentes dans le suc pancréatique; et enfin, les peptidases, la maltase, la sucrase (saccharidase), la lactase et la lipase intestinale produite par l'intestin grêle. Les enzymes existent dans tout organisme vivant et lui sont essentielles, ce qui fait que même les aliments que nous consommons en contiennent, qu'ils soient d'origine animale, ou végétale. Ces enzymes appelées enzymes nutritives, contribuent, elles aussi, à la digestion des aliments qui les contiennent. Il est donc très important d'assurer un apport optimum de ces enzymes nutritives dans son alimentation, pour réduire l'intensité de travail des enzymes digestives et des organes qui les fabriquent. Cependant, les enzymes nutritives ne supportent pas les effets thermiques, et sont détruites lors du processus de raffinage et de cuisson des aliments. C'est pour ça que, notre mode d'alimentation doit inéluctablement, s'orienter vers une alimentation non raffinée et autant que possible crue. Evidement, il existe certains aliments qui ne peuvent nullement être consommés crus, c'est le cas de la viande, certains légumes, féculents, etc. L'idéal serait de faire cuire le moins longtemps possible, de consommer conjointement d'autres aliments crus et des fruits, et finalement de supprimer tout ce qui est fast-food et calories vides (sucreries, pâtisserie à base de farine et de sucre raffinés, etc.)